![]() |
|
Spaces home BALADES Moto et PhotosPhotosProfileFriendsMore ![]() | ![]() |
BALADES Moto et PhotosGazzz ou Le Plaisir De Vivre
Merci pour votre visite ! 10/22/2005 LIBERTE
J’écris ton nom LIBERTE
Si l’histoire avait un cours, ce serait celui de la liberté.
Elle sait se faire fleuve, rivière ou torrent. Toujours en mouvement, elle est la force motrice des sociétés humaines. Elle porte les évènements et les destins comme les brindilles à sa surface. Elle emprunte les chemins les plus sineux, les trajectoires les plus improbables, sans jamais cesser de couler. Elle est imperturbable. Qu’on essaie de changer son cours, de la détourner à son profit et déjà elle se rebelle. Mille barrages ont été dressés pour la retenir et la contrôler, mille fois elle les a vaincus. La liberté, eau du temps, parcourt un itinéraire sans fin qui ne connaîtra jamais d’océan : son flot ininterrompu est signe de vie, il durera éternellement.
A la source du fleuve Liberté, on trouve parfois la nature profonde de l’homme.
La liberté est nécessaire pour s’affirmer : pour être, il faut choisir et pour ce faire, il faut être libre de ses choix.
Plus profondément, dans le cœur de chacun, la liberté est un désir.
C’est dans cet horizon infini que la liberté puise ses forces pour continuer d’avancer, dans cette espérance toujours renouvelée.
Elle demeure une réalité perfectible, un idéal vers lequel tendre, une ambition inassouvie dont on se rapproche perpétuellement.
Ainsi, l’homme se libère progressivement et brise les chaînes de son aliénation, porté par le courant de la liberté. Il vainc ses peurs primaires et invente la raison tout en se découvrant une conscience.
Il abolit l’esclavage et libère les corps.
Il détruit l’absolutisme et les totalitarismes et libère la société civile.
La liberté est partout à l’œuvre dans l’histoire.
On voit sa main dans les décolonisations qui ont laissé défaits tous les empires, qu’ils soient russes, français, anglais ou américains, face à des armées de guérillas.
Elle se lit aussi dans les progrès de la liberté de commercer, de voyager, dans l’élévation du niveau d’instruction, dans l’accès aux technologies.
Il est des révolutions silencieuses de la Liberté qui ont changé le monde : l’émancipation des femmes et la contraception, les développements des réseaux de communication (quand ils servent l’échange et non pas le contrôle) … ce ne sont que des exemples.
De l’édit de Nantes à la chute du mur de Berlin, les victoires sont légions.
Aux époques plus calmes, la France fût constamment tiraillée entre des majorités contestées, soit par manque de légitimité populaire, soit par absence de stabilité. Il suffit pour s'en convaincre de considérer Louis XIV, Napoléon ou Charles De Gaulle d'une part, et les IIIème et IVème Républiques d'autre part. Dans le premier cas, les membres de la société tolèrent l'autorité du chef pourvu qu'elle s'impose à tous ; dans le second, personne ne saurait reconnaître à quiconque une prééminence quelconque.
Une telle rage d'égalité ne laisse aucune place à la Liberté.
Depuis, nous ne sommes jamais parvenus à nous extraire du consensus mou dans lequel nos aïeux s'étaient progressivement enlisés.
D'une part la majorité de nos penseurs politiques ont justifié la subordination de l'individu à la souveraineté populaire trouvant son expression dans un Etat omnipotent et prétendument rationnel. D'autre part, notre goût de l'égalité, masquant une jalousie inavouée, décrite avec finesse par La Roche Foucauld, a conduit des individus potentiellement libres à s'agréger en masses informes et égalitaires. On peut considérer trois familles qui ont trois visions de la Liberté :
Les sensualistes considèrent la Liberté comme un besoin existentiel. Sans elle, on ne peut pas vraiment se réaliser. « Je suis libre, donc je suis » pourrait être leur devise.
La Liberté est ici une pulsion, un fluide immanent qui imprègne le moindre geste.
Pour les sensualistes, la Liberté est d'abord une sensation, certes simple, mais infiniment nécessaire. Qu'on la retire à ces hommes et ils se sentent mourir. Ils perdent alors leur muse et leur raison d'être, prêts à tout pour la reconquérir.
Dans la résistance à l'oppression, ils partent à la recherche de la Liberté perdue, ne connaissant de salut que dans l'espoir de la retrouver. Le poète résistant Robert Desnos écrivait dans Paris occupé : « je vivais non déchu, mais traqué ».
Les révoltés sont une autre famille de la Liberté.
A la différence des sensualistes, la Liberté est pour eux un désir éternellement inassouvi et non un simple besoin quotidien.
Ils pensent la Liberté comme une recherche collective plutôt qu'individuelle et disent « nous voulons » plutôt que « je veux ».
Ils considèrent l'organisation de la société comme intimement liée au degré de Liberté individuelle et c'est pourquoi ils ressentent la nécessité d'un engagement public.
Ce dernier est souvent politique, parfois culturel. Les révoltés sont décidés à lutter contre l'oppression : leur combat est toujours celui de l'émancipation de l'Homme contre les systèmes qui réduisent sa volonté, que ces systèmes soient politiques (absolutisme, totalitarisme, despotisme, nihilisme), économiques (collectivisme, ploutocratie...), moraux (dogmes religieux, mœurs étouffantes ou morale trop rigide).
Passionnés, rebelles, la galerie des révoltés s'étend dans l'Histoire à d'innombrables personnalités : Rousseau et Voltaire, Danton, Victor Hugo et Emile Zola, Simon Bolivar et Charles de Gaulle, Jean Moulin et Nelson Mandela, Soljenitsyne et Lech Walesa, Aristide Briand et Jean Monnet... Leurs révolutions sont pacifiques ou violentes, inspirées par des idées ou au contraire en réaction et sans préméditation. Le ressort de leur action est toujours le combat contre l'oppression.
Mais être un héros de la Liberté est plus facile dans la révolte que dans la construction : c'est souvent là où le bas blesse. Se révolter ne suffit pas, encore faut-il savoir pourquoi et que faire ensuite...
Certaines idées, sous couvert de libérer, sont des allers simples pour le totalitarisme (de Karl Marx à Lénine et Staline). La Liberté a servi de prétexte à beaucoup de bouchers et d'assoiffés de pouvoirs (en Afrique par exemple, après les indépendances ou pendant la Terreur en France). La révolte est une chose utile, mais dangereuse, à ne manier qu'avec précaution.
Le désir d'une Liberté « mythique » peut renverser les montagnes, mais il peut aussi connaître les pires dévoiements.
A la différence du « je veux ma Liberté » des sensualistes et du « nous voulons notre liberté » des révoltés, ils préfèrent dire « nous pouvons avoir telle ou telle Liberté ».
Les légalistes ne conçoivent pas la Liberté ailleurs que dans l'harmonie des sociétés civiles et politiques, comme la désirait Tocqueville.
Elle est pour eux indissociable de l'idée de responsabilité : pas de droits sans devoirs.
La Liberté est ce qui reste une fois retirées toutes les contraintes et obligations imposées par la vie collective, autrement dit : « ma Liberté s'arrête là où commence celle d'autrui ».
Pour les légalistes, le service de la Liberté se confond avec le perfectionnement du « contrat social » afin d'aménager des espaces de Liberté toujours plus vastes à l'individu. Pour eux, c'est dans les textes de droit (traités, constitutions, lois, arrêts) que se trouve la régulation fine entre responsabilité et initiative individuelle. Les légalistes sont souvent des juristes, auteurs de constitutions (l'abbé Sieyès, Hamilton, Jefferson), défenseurs des droits civiques (Martin Luther King) mais aussi des hauts fonctionnaires ou des avocats éclairés, des hommes d'Etat soucieux de mettre la légalité au service de la Liberté.
Ils souhaitent le progrès des institutions quand ils les jugent inadaptées et sont partisans d'un ordre de liberté, symbolisé de nos jours par l'idéal « Etat de droit » et la pratique démocratique Le danger de cette posture est de sombrer dans un trop grand conservatisme et de négliger l'élan vital du changement. Il se peut que des édifices juridiques patiemment édifiés au fil des décennies ou même des siècles deviennent tout à coup inutiles et même dangereux pour les libertés, allant à l'encontre des aspirations d'une société civile en pleine évolution. Il faut alors accepter la brutalité de la transition et imaginer une autre vie collective, un autre « contrat social » pour réconcilier liberté formelle et liberté réelle (le passage de la monarchie à la République par exemple, ou bien la construction européenne de nos jours).
Si les hommes qui défendent la Liberté peuvent être très différents, aussi bien par leur niveau d'éducation, leur rang social et leur fortune que par leur caractère et leur idée de la vie, ils se retrouvent toujours unis quand leurs adversaires communs se révèlent.
« Ecrasons l'infâme » exhortait déjà Voltaire : totalitarisme, fanatisme, médiocrité et nivellement par le bas, les affres de l'égalitarisme, l'oppression rampante qui court et étouffe ceux qui n'y prennent garde.
Nous prenons le parti de « l'audace, toujours de l'audace » : libérer la société, nous libérer des contraintes pesant sur nos vies privées, libérer la parole publique, libérer la vie économique... Tous nos adversaires ne seront pas de gauche, ou de droite, mais ils seront certainement les avocats du statu quo.
Nous leur préférerons les partisans d'une société ouverte, sur ses citoyens, sur le monde et l'exigence du respect des droits fondamentaux, sur le progrès et la multiplication des choix et des chances pour chacun.
Mais il reste beaucoup à faire … ne nous y trompons pas !!
La liberté est souvent négligée et son influence est loin d’être planétaire. Il est cependant toujours permis d’espérer, tant l’histoire n’a jamais fini de s’écrire et la liberté de l’inspirer.
Encore faut-il que la liberté ne soit pas empêchée de s’épanouir. Elle rencontre toujours les mêmes démons sur sa route : certains tentent de l’accaparer pour eux seuls, soumettant ainsi le reste des hommes à leurs seules volontés ; Ils corrompent les convictions et manipulent avec habilité.
Qu’on les nomme absolutisme, despotisme, fascisme, ils sont tapis, prêts à surgir à la moindre faiblesse.
La liberté est l’ennemie du conformisme et de l’égalitarisme qui recopie les volontés à l’infini et engendre une masse informe, obscure et moutonnière…
Elle est étranglée par les systèmes trop étroits qui ne laissent plus de place à l’initiative individuelle.
C’est dans l’individu que l’égalité trouve sa force ; à lui d’être exigeant, excellent, d’emporter sa volonté d’indépendance toujours plus loin….
Etre libre, c’est d’abord se battre pour le rester, demeurer dans le doute, ne jamais connaître de repos dans cette bataille.
Le monde peut être vidé de toutes ses libertés et de ses passions les plus nobles mais aussi de ses espoirs.
Il peut ne plus être que le théâtre de deux activités pathétiques : subir et souffrir.
Nous subissons. Nous subissons d’abord notre silence.
Dans un monde vide, creux de tous les sens, rien n’est plus insupportable que le silence.
Son vacarme est étourdissant.
Comment et pourquoi réagir ?
Il est plus facile de courber l’échine.
Nous souffrons. Nous souffrons de l’absurdité des choses, de l’absence cruelle de sens qui a enveloppé nos vies.
Notre adversaire n'est pas un homme ou un parti, notre adversaire est une manie française : l'idéologie.
Le tissu complexe de la société ne saurait être régenté par l'idéologie : il n'existera jamais d'architecte social suffisamment omniscient pour planifier les « Lendemains qui chantent ».
Tocqueville l'avait bien compris, et de s'étonner du mouvement de formation de l'opinion dans la démocratie américaine, de comprendre, humblement, comment une société où le bonheur individuel est l'horizon final, s'érige à petits pas, progressant lentement vers l'équilibre sur une crête séparant deux totalitarismes. L'un venu d'en haut, le bon plaisir d'un grand timonier, idéologue arrogant, toujours impuissant à rattraper la réalité, l'autre forgé en bas, dans la fosse de l'égalitarisme où les hommes se plongent et se maintiennent par laisser-aller et médiocrité. Tocqueville ne disait-il pas des Français « Quand ils désirent l'égalité et qu'ils ne peuvent la trouver dans la liberté, ils la préfèrent encore dans l'esclavage... ». Ce piège, tendu par le glissement silencieux des masses, au nom d'une fausse égalité en droits, est notre ennemi ultime.
La liberté au 21ème siècle selon Jacques Attali
« D’abord le droit de manger à sa faim, d’apprendre, d’aller et de venir, de changer d’avis, de se déprendre de l’influence des autres, de choisir ses chemins et ses étapes.
Puis, de s’arrêter à sa guise, de se couper du monde, de quitter la caravane, de se débrancher.
Le droit à la solitude.
Enfin, le droit à la simultanéité de choix contradictoires. »
Alors naîtra l’espoir. Construire, c’est la logique de notre révolte. Nous construirons un monde conforme à nos aspirations, un monde de libertés.
J’aime ma liberté, intensément, passionnément.
Elle habite en moi comme une force vive, brutale, exigeante.
Elle ne souffre pas que je la contredise ou que je l’ignore.
« La liberté ne peut consister qu’à pouvoir faire ce que l’on doit vouloir
et à n’être point contraint de faire ce que l’on ne doit pas vouloir » Montesquieu 1758
De l’esprit des Lois, Livre fondateur des démocraties
Je suis libre.
( V.A. )
8/3/2005 Une Semaine Sans Femme
Ma semaine sans ma femme
LUNDI Seul à la maison. Ma femme est partie pour la semaine. Génial ! Je sens qu'on va vivre des instants inoubliables, le chien et moi. Je me suis concocté un emploi du temps réglé comme du papier à musique. Je sais exactement à quelle heure je vais me lever et le temps que je passerai dans la salle de bains ou dans la cuisine, à préparer le déjeuner. J'ai également compté les heures qu'il me faudra pour liquider la vaisselle, le ménage, les promenades du chien, les courses et la cuisine.Et là, surprise : il me restera plein de temps libre ! Pourquoi les femmes se font-elles une montagne de toutes ces tâches alors qu'elles peuvent être expédiées si rapidement? Tout est une question d'organisation. Pour le souper, le chien et moi avons un steak chacun. J'ai disposé une jolie nappe, une bougie et un bouquet de roses pour faire plus intime. Le chien a mangé de la mousse de canard en hors-d'oeuvre et aussi en plat principal, mais accompagnée d'une farandole de petits légumes. Et, comme dessert, des biscuits. Moi, je me suis octroyé du vin et un cigare. Cela faisait des lustres que je ne m'étais pas senti aussi bien.
MARDI Je dois revoir mon emploi du temps : apparemment, quelques aménagements s'imposent. J'ai expliqué au chien que, bien entendu, ce n'est pas tous les jours fête; il ne doit donc pas s'attendre à des hors-d'oeuvre et à un service dans trois bols différents, vu que le préposé à la vaisselle, c'est moi ! En prenant mon déjeuner, j'ai noté les inconvénients du jus d'orange pressé : ça vous oblige à nettoyer chaque fois le presse-agrumes. A moins d'en prévoir suffisamment pour deux jours, et dans ce cas, vous avez moitié moins de vaisselle. Ma femme a insisté pour que je passe l'aspirateur tous les jours. Pas question Une fois tous les deux jours suffira amplement. Il n'y a qu'à enfiler des pantoufles et nettoyer les pattes du chien... A part ça, je suis en pleine forme.
MERCREDI J'ai le sentiment que le ménage prend plus de temps que prévu. Il va falloir affiner ma stratégie. D'abord, acheter des repas tout préparés. Cela me fera gagner quelques minutes en cuisine. La préparation du souper ne devrait jamais être plus longue que sa consommation. En revanche, la chambre reste un problème. Il faut s'extraire des couvertures, aérer et enfin faire le lit. Trop compliqué ! D'ailleurs, je ne vois pas l'intérêt de faire le lit tous les jours dans la mesure où on se recouche le soir même. Pour le chien, fini les préparations culinaires élaborées. Au menu : pâtée en boite. Il boude, mais tant pis. Si je peux me contenter de plats cuisinés, pourquoi pas lui ?
JEUDI
Plus de jus d'orange ! Comment un fruit d'aspect si anodin peut-il provoquer une telle pagaille? Désormais, j'achèterai du jus en bouteille.
Découverte N°1 : j'ai réussi à m'extirper du lit en défaisant à peine les couvertures. Comme ça, il n'y a plus qu'à les retaper un peu.
Bien sûr, cela nécessite un certain entraînement et on a intérêt à ne pas trop gigoter pendant la nuit.
J'ai un peu mal au dos, mais une bonne douche chaude et il n'y paraîtra plus.
J'ai cessé de me raser tous les jours. Je gagne ainsi de précieuses minutes.
Découverte N°2 : changer d'assiette à chaque repas est une hérésie.
Les vaisselles à répétition commencent à m'énerver.
Le chien, lui aussi, peut manger dans le même bol. Ce n'est qu'un animal
après tout !
Note : je suis parvenu à la conclusion que le passage de l'aspirateur ne
s'imposait qu'une fois par semaine... maximum.
Saucisses au déjeuner et au souper.
VENDREDI
Terminé le jus de fruit en bouteille ! Trop lourd à porter.
J'ai observé un curieux phénomène : les saucisses sont excellentes le
matin, un peu moins bonnes le midi et carrément infectes le soir.
Si un homme en mange plus de deux jours de suite, elles risquent même
de lui occasionner de légères nausées.
Le chien a eu des croquettes. C'est tout aussi nutritif et le bol reste propre.
J'ai découvert qu'on pouvait boire la soupe directement à la casserole.
Elle a exactement le même goût. Plus de bol, plus de louche !
Désormais j'ai moins l'impression d'être réincarné en lave-vaisselle.
J'ai cessé de passer le balai dans la cuisine.
Cela me tapait autant sur les nerfs que de faire le lit.
Note : laisser tomber les conserves. Ca salit l'ouvre-boîtes.
SAMEDI
A quoi bon se déshabiller le soir pour se rhabiller le lendemain matin?
Je préfère occuper ce temps à me reposer un peu.
Pas la peine non plus d'utiliser les couvertures : comme ça, le lit reste
impeccable.
Le chien a laissé des miettes partout. Il s'est fait gronder. Je ne suis
pas sa bonne !
Etrange : c'est exactement la réflexion que ma femme me fait parfois.
Aujourd'hui, rasage. Mais je n'en ai vraiment pas envie. Je suis à bout de
nerfs.
Pour le déjeuner, proscrire ce qui doit être déballé, ouvert, coupé en tranches, étalé, cuit ou passé au mélangeur.
Toutes ces corvées m'exaspèrent.
Pour le dîner, manger à même l'emballage. Sans assiette, ni couverts, ni
nappe, ni rien de toutes ces choses superflues.
Mes gencives sont un peu sensibles. Peut-être parce que je ne mange pas
de fruits : ils sont trop lourds à transporter.
C'est sans doute un début de scorbut.
Ma femme a appelé dans l'après-midi pour savoir si j'avais fait les vitres
et la lessive.
Je suis parti d'un éclat de rire hystérique.
Comme si j'avais le temps !
Malaise dans la baignoire : le siphon est bouché par des spaghettis.
Ce n'est pas si grave, puisque, de toute façon, je ne me douche plus.
Note : Le chien et moi mangeons ensemble, directement au frigo.
Il faut faire vite pour ne pas laisser la porte ouverte trop longtemps.
DIMANCHE
Le chien et moi sommes restés au lit, à regarder la télévision.
Nous avons salivé tous deux en voyant des gens faire des agapes.
Nous sommes épuisés et grognons autant l'un que l'autre.
Ce matin, j'ai mangé quelque chose dans son bol.
Aucun de nous deux n'a aimé.
Je devrais vraiment me laver. Me raser. Me peigner.
Lui préparer sa pâtée.
Le sortir. Faire la vaisselle. Ranger. Penser aux courses. Et tout le reste...
Mais, je n'en ai vraiment pas la force. J'ai l'impression d'avoir des problèmes d'équilibre et de vision.
Le chien ne remue même plus la queue.
Seul l'instinct de conservation nous à permis de nous traîner jusqu'au
restaurant, où nous avons passé plus d'une heure à manger des tas de bonnes choses dans de multiples assiettes... avant d'aller à l'hôtel.
La chambre est propre, bien rangée et douillette. J'ai trouvé la solution idéale.. Je me demande si ma femme y a jamais pensé.
EPILOGUE : Mesdames, juste un conseil si vous devez vous absenter : réservez deux places au chenil...
( Inconnu(e) ) 7/17/2005 ENIGME
Il n'y a pas de truc, c'est de la logique pure... 1 ‑ Il y a cinq maisons dans la rue, et chacune a une couleur différente. 2 ‑ Dans chaque maison habite une personne de nationalité différente. 3 ‑ Chacune de ces personnes a une boisson préférée, une marque de cigarettes préférée et un animal domestique. 4 ‑ Aucune de ces personnes ne boit la même boisson, ne fume la même de cigarettes et n'a le même animal que son voisin.
QUESTION: A qui appartient le poisson ?
INDICES:
è L'anglais habite la maison rouge. è Le suédois a un chien. è Le danois aime boire du thé. è La maison verte est à côté de la maison blanche. è Le propriétaire de la maison verte boit du café. è La personne qui fume des pall mall a un oiseau. è L'homme qui habite dans la maison du milieu boit du lait è Le propriétaire de la maison jaune fume des dunhill. è Le norvégien habite dans la première maison. è Le fumeur de marlboro habite à côté de celui qui a un chat. è L'homme qui a un cheval habite à coté de celui qui fume des dunhill. è Le fumeur de winfield boit de la bière. è Le norvégien habite à coté de la maison bleue. è L'allemand fume des rothmans. è Le fumeur de marlboro a un voisin qui boit de l'eau.
C'est Einstein qui a rédigé cette énigme. Il prétendait que 98 % de la population mondiale n'était pas en mesure de la résoudre.
… tu as une semaine pour plancher sur la question !
7/4/2005 PLAIDOYER POUR LES MOTARDSEn pleine canicule dans votre voiture coincée dans un embouteillage :
Mettez un casque intégral, bottes gants, pantalon épais et vestes contenant toutes les protections d’usage !
Et pour finir, mettez le chauffage à fond, orienté dans les jambes.
Laissez tout de même les vitres baissées.
Si vous tenez plus de dix minutes sans tomber dans les pommes, je comprends que vous ne laissiez pas passer les motards !
Par contre si vous avez les jambes qui commencent à trembler, si vous avez la transpiration qui vous dégouline dans les yeux, si vous avez les bottes qui se remplissent de sueur, ALORS là, serez bien votre droite, ayez la COURTOISIE de laissez passer les motards qui remontent la file.
MERCI POUR EUX
Ded PRUDENCECela faisait longtemps que je n’avais pris ma voiture pour faire un long parcours !
Ma caisse : un vieux Santana de 145000 bornes. Je fais 15 000 km / an à moto et tout juste 1 000 km en bagnole.
A moto on ne se rend pas bien compte de la connerie des automobilistes, parce que lorsqu’on rencontre un connard, hop, un coup de gaz et on le scotch sur place.
Mais là, la galère, la peur même, une flopé de conducteurs de lignes droites ! Oui, ceux qui prennent les virages à deux à l’heure et qui, lorsque l’on peut les doubler, accélèrent comme des malades…
Hommes, Femmes, jeunes, vieux, une attitude commune : Si c’est une sportive qui arrive derrière, on laisse passer ! Mais si c’est une bagnole de cylindrée inférieure, alors là, pas question !!! ON FAIT CHIER, des fois que l’ego en prenne un coup, hein, non mais !
Alors prudence sur la route des vacances
Et laissez passer ceux qui roulent plus vite que vous Même si c’est une plus petite caisse que la votre.
Ded 6/17/2005 PLAIDOYER POUR LE PET
Il semble qu’aujourd’hui il soit de bon ton dans certaines couches de notre société de honnir le pet, de le regarder comme une mission sans intérêt, basse, vulgaire et triviale ; on voit même, dans des familles, des enfants punis pour avoir laissé échapper cette fonction pourtant indispensable à notre organisme.
Chez qui trouve-t-on ce réflexe absurde et primaire ? Principalement dans les milieux de la petite et de la grande bourgeoisie, chez les nouveaux riches et les arrivistes, alors qu’il est quasiment absent dans les couches populaires et rurales.
Le pet serait-il donc rouge, trotskiste ou communiste ?
Non, car le pet est apolitique !
Ce pet, que d’aucun dénigrent, est avant tout un signal clair et retentissant d’une bonne santé, car il est le signe avant-coureur d’un relâchement de notre intestin aboutissant à notre défécation quotidienne synonyme d’état physique satisfaisant.
Hors du pet, point de salut, donc !
Imaginez en effet un seul instant que l’humanité toute entière s’abstienne de péter par la force : nous verrions alors les hôpitaux envahis d’êtres usés par une constipation mortelle, de pauvres corps torturés par des occlusions intestinales sans lendemain, une multiplication affolante des cancers du côlon, et peut-être -j’en frémis rien que d’y penser- l’apparition de nouvelles et incurables maladies dues à la compression du pet ; les populations ainsi décimées et malades ne pourraient plus être protégées faute de personnel soignant, lui aussi atteint par cette abominable anthropocentrisme, et nous pourrions alors, tel Edmond Rostand, parodier une dernière fois Pyrame en nous écriant :
“Où est-il donc, ce pet, dont l’absence en son maître A détruit l’harmonie ? Il en brunit, le traître !”
Face le ciel que notre société, dans ses errances, ne nous conduise point à de telles extrémités.
Car s’il n’est plus besoin de vous faire la preuve de l’indispensable présence du pet en chacun de nous, je dois aussi rappeler à ceux qui l’auraient oublié que le pet a été glorifié, voire immortalisé par ce génial artiste qu’était le pétomane dont le monde entier a entendu et fredonne encore les douces mélopées.
Cessez donc pour toujours de condamner cet indispensable et harmonieux compagnon, aussi important pour notre équilibre et notre entrain quotidien que peuvent l’être nos cinq sens, rendez-lui enfin votre sympathie et n’oubliez jamais que le pet, c’est la santé !
J-J. G. | |||||||||||||||||||||||